S&P 500 : les marchés progressent avant une semaine décisive pour les résultats
Wall Street aborde une semaine déterminante dans le vert ce lundi 12 octobre, alors que les investisseurs se préparent simultanément au début de la saison des résultats du troisième trimestre et à la publication de nouvelles données sur l’inflation américaine.
Les futures du S&P 500 progressent d’environ 0,3 %, tandis que ceux du Nasdaq affichent une hausse similaire. En Europe, le STOXX 600 avance d’environ 0,6 %, aidé notamment par les valeurs automobiles.
L’amélioration intervient alors que le pétrole recule légèrement. Le Brent évolue autour de 104 dollars le baril après avoir récemment approché 110 dollars, réduisant une partie des inquiétudes concernant un nouveau choc énergétique.
Mais le véritable test pour les actions commence mardi.
JPMorgan et Goldman Sachs figurent parmi les grandes banques américaines qui publieront leurs résultats, avant Bank of America mercredi. Dans la technologie, ASML présentera également ses comptes mercredi, puis TSMC jeudi.
Les attentes sont élevées.
Selon les données LSEG IBES, les bénéfices des entreprises du S&P 500 pourraient progresser de plus de 30 % au troisième trimestre. Une grande partie de cette croissance devrait toutefois provenir du secteur technologique.
Le marché devra donc déterminer si les résultats des entreprises sont suffisamment solides pour justifier des valorisations élevées dans un environnement où les rendements obligataires restent proches de leurs plus hauts depuis plusieurs décennies.
Les futures du S&P 500 progressent d’environ 0,3 %
Les contrats à terme américains commencent la semaine avec une orientation légèrement positive.
Les futures du S&P 500 et du Nasdaq progressent chacun d’environ 0,3 %.
Le mouvement reste modéré.
Les investisseurs évitent de prendre des positions trop importantes avant plusieurs publications susceptibles de modifier rapidement les perspectives du marché.
La saison des résultats représente le premier test.
Les données d’inflation américaines constituent le second.
La combinaison est particulièrement importante parce qu’elle permettra d’évaluer simultanément la santé des entreprises et la trajectoire probable des taux d’intérêt.
Des bénéfices solides accompagnés d’une inflation modérée créeraient un environnement plus favorable aux actions.
Une inflation supérieure aux attentes combinée à des perspectives d’entreprises plus prudentes produirait une configuration nettement moins positive.
Le pétrole plus faible améliore légèrement le sentiment
Le recul du pétrole apporte un premier soutien aux actions lundi.
Le Brent évolue autour de 104,37 dollars le baril, en baisse d’environ 0,3 %, tandis que le WTI américain recule vers 91,33 dollars.
Les cours restent élevés par rapport aux niveaux observés avant l’escalade géopolitique.
Le mouvement de lundi réduit néanmoins une partie du risque inflationniste immédiat.
Donald Trump a annoncé un projet de cessez-le-feu énergétique entre la Russie et l’Ukraine et proposé une augmentation des exportations russes de diesel.
Les détails restent incertains et le projet fait face à plusieurs obstacles politiques.
Les tensions au Moyen-Orient n’ont pas non plus disparu.
Les attaques autour de Riyad et les combats près de Bab el-Mandeb maintiennent un risque de nouvelle hausse du pétrole et des coûts de transport maritime.
Pour les actions, le recul actuel constitue donc un soulagement plutôt qu’une normalisation complète.
Le STOXX 600 gagne 0,6 % en Europe
La réaction positive ne concerne pas uniquement Wall Street.
Le STOXX 600 européen progressait d’environ 0,6 % lundi matin.
Les constructeurs automobiles participaient à la hausse après des avancées dans les discussions commerciales entre la Chine et l’Union européenne concernant les exportations de véhicules hybrides.
La situation européenne reste cependant contrastée.
Les marchés obligataires continuent de surveiller les finances publiques de plusieurs pays, notamment la France.
Les primes de risque françaises et italiennes se sont légèrement détendues lundi, mais restent suffisamment élevées pour attirer l’attention des investisseurs.
Les entreprises européennes doivent également composer avec des coûts énergétiques supérieurs à ceux observés avant la récente escalade géopolitique.
Le comportement du pétrole restera donc particulièrement important pour les indices de la région.
Les grandes banques américaines ouvrent la saison des résultats
Wall Street entrera véritablement dans la saison des résultats mardi.
JPMorgan et Goldman Sachs figurent parmi les premières grandes institutions financières attendues.
Bank of America publiera ensuite mercredi.
Les résultats bancaires offrent généralement plusieurs informations importantes sur l’économie américaine.
Les investisseurs peuvent observer l’évolution du crédit, les dépenses des consommateurs, les défauts de paiement, les activités de marché et la demande des entreprises.
Cette saison possède une dimension supplémentaire.
Les rendements obligataires ont fortement augmenté au cours des dernières semaines.
Cette situation peut améliorer certaines marges bancaires, mais elle peut également augmenter les risques de crédit et réduire la demande de financement.
Les commentaires des dirigeants seront donc probablement aussi importants que les chiffres eux-mêmes.
Les investisseurs surveilleront la qualité du crédit
La hausse des taux commence à produire des effets plus visibles sur le coût du financement.
Les ménages et les entreprises doivent payer davantage pour accéder au crédit.
Les investisseurs chercheront donc des signes indiquant si cette pression commence à affecter la qualité des portefeuilles bancaires.
Une augmentation des provisions pour pertes sur prêts pourrait signaler que certaines institutions deviennent plus prudentes.
À l’inverse, des niveaux de défaut toujours maîtrisés renforceraient l’idée que l’économie américaine continue de résister aux conditions financières restrictives.
La demande de prêts sera également importante.
Une forte baisse pourrait indiquer que les taux élevés commencent à freiner davantage l’investissement et la consommation.
Ces informations aideront le marché à évaluer la solidité de l’économie avant les derniers mois de 2026.
Les bénéfices du S&P 500 sont attendus en hausse de plus de 30 %
Les attentes pour le troisième trimestre sont particulièrement élevées.
Selon LSEG IBES, les bénéfices des entreprises du S&P 500 devraient progresser de plus de 30 % sur un an.
Un tel rythme représenterait une croissance très importante.
Il doit cependant être interprété avec prudence.
Une grande partie de l’augmentation attendue provient du secteur technologique.
Cela signifie que les performances de quelques grandes entreprises peuvent avoir une influence considérable sur le résultat global de l’indice.
La situation crée un risque de concentration.
Si les entreprises technologiques dépassent les attentes, la croissance globale des bénéfices pourrait rester très forte.
Si elles déçoivent, les chiffres du S&P 500 pourraient rapidement apparaître moins impressionnants.
La technologie reste le principal moteur des profits
L’intelligence artificielle continue d’occuper une place centrale dans les attentes du marché.
Les investissements dans les centres de données, les semi-conducteurs, les logiciels et les infrastructures nécessaires aux modèles d’IA ont soutenu la croissance de plusieurs grandes entreprises.
Mais les investisseurs commencent également à examiner plus attentivement le coût de cette expansion.
Les montants engagés sont considérables.
Les taux d’intérêt élevés augmentent parallèlement le coût du capital nécessaire pour financer ces projets.
Le marché ne se contente donc plus d’observer la croissance des dépenses liées à l’IA.
Il cherche progressivement à déterminer quand ces investissements produiront des revenus et des marges suffisamment importants pour justifier les valorisations actuelles.
Cette question pourrait devenir l’un des principaux thèmes de la saison des résultats.
TSMC pourrait enregistrer un sixième trimestre record
Le secteur des semi-conducteurs disposera d’un premier test majeur jeudi.
TSMC doit publier ses résultats trimestriels.
Le plus grand fabricant mondial de semi-conducteurs avancés devrait enregistrer un sixième trimestre consécutif de bénéfices records.
Cette performance serait particulièrement importante pour l’ensemble du secteur technologique.
TSMC fabrique des puces pour plusieurs des entreprises les plus importantes dans l’intelligence artificielle, les smartphones et les infrastructures informatiques.
Ses résultats offrent donc une indication sur la demande réelle en composants avancés.
Les investisseurs surveilleront particulièrement les commentaires concernant les commandes liées à l’IA.
Une demande toujours forte renforcerait l’idée que le cycle d’investissement reste intact.
Des signes de ralentissement pourraient produire une réaction beaucoup plus importante sur les valeurs technologiques.
ASML publiera ses résultats mercredi
Avant TSMC, ASML présentera ses comptes mercredi.
Le groupe néerlandais occupe une position essentielle dans la chaîne mondiale des semi-conducteurs grâce à ses machines de lithographie utilisées pour fabriquer les puces les plus avancées.
Les commandes d’ASML constituent donc un indicateur important des projets d’investissement des fabricants de semi-conducteurs.
Une hausse des commandes montrerait que les entreprises continuent de préparer une expansion de leurs capacités.
Une baisse importante pourrait indiquer davantage de prudence.
Le contexte géopolitique ajoute une autre dimension.
Les restrictions commerciales concernant les technologies avancées continuent d’influencer les relations entre les États-Unis, l’Europe et la Chine.
Les commentaires d’ASML sur ses perspectives en Chine seront donc également surveillés.
Le CPI américain arrive mercredi
Les résultats des entreprises ne seront pas le seul facteur important de la semaine.
Les États-Unis publieront mercredi les chiffres de l’inflation de septembre.
Le CPI global devrait progresser d’environ 0,6 % sur un mois, principalement en raison de la hausse de l’énergie.
Sur un an, l’inflation est attendue autour de 3,7 %.
Le noyau de l’indice devrait présenter une évolution plus modérée, avec une hausse mensuelle proche de 0,2 % et annuelle autour de 2,5 %.
La différence entre inflation globale et inflation sous-jacente sera importante.
Une grande partie de l’accélération récente provient de l’énergie.
La Fed cherchera à déterminer si ces pressions commencent également à se transmettre plus largement aux autres catégories de prix.
Une inflation élevée pourrait remettre les taux au centre du marché
Les investisseurs attribuent actuellement une probabilité relativement faible à une hausse des taux dès octobre.
Le marché estime à environ 18 % la probabilité d’un nouveau relèvement lors de la prochaine réunion de la Fed.
Cette probabilité augmente fortement lorsqu’on regarde décembre.
Les marchés intègrent environ 85 % de chances d’une hausse d’ici la fin de l’année.
Une inflation supérieure aux attentes pourrait renforcer cette anticipation.
Les rendements obligataires pourraient alors repartir vers leurs récents sommets.
Pour les actions, ce scénario serait difficile.
Des taux plus élevés augmentent le coût du capital et réduisent la valeur actuelle des bénéfices futurs.
Les entreprises de croissance sont généralement les plus sensibles à cette dynamique.
Les rendements ont déjà atteint des sommets de 24 ans
Le marché obligataire a déjà envoyé un signal important en octobre.
Les rendements américains ont atteint leurs niveaux les plus élevés depuis environ 24 ans.
Cette progression reflète les inquiétudes concernant l’inflation, l’énergie et les finances publiques.
Elle augmente également la concurrence entre obligations et actions.
Lorsque les Treasuries offrent des rendements supérieurs à 5 %, les investisseurs peuvent obtenir une rémunération importante sans prendre le même niveau de risque que sur les marchés actions.
Les entreprises doivent donc offrir des perspectives de croissance suffisamment élevées pour justifier leurs valorisations.
C’est précisément pourquoi la saison des résultats devient aussi importante.
Une croissance des bénéfices supérieure à 30 % pourrait fournir cet argument.
Des perspectives moins favorables pourraient au contraire rendre les rendements obligataires encore plus attractifs.
Les valorisations seront aussi importantes que les bénéfices
Un bon résultat ne garantit pas nécessairement une hausse d’une action.
Lorsque les attentes sont déjà très élevées, une entreprise peut dépasser les prévisions tout en décevant les investisseurs.
Le marché analysera donc la différence entre les résultats publiés et ce qui est déjà intégré dans les cours.
Cette distinction sera particulièrement importante dans la technologie.
Plusieurs entreprises liées à l’intelligence artificielle ont connu des valorisations importantes au cours des dernières années.
Les investisseurs attendent désormais une croissance capable de justifier ces niveaux.
Les prévisions pour les prochains trimestres pourraient donc avoir davantage d’impact que les bénéfices du trimestre écoulé.
Une entreprise peut présenter d’excellents chiffres pour juillet-septembre et reculer en Bourse si ses perspectives pour la fin de l’année sont insuffisantes.
Les marchés asiatiques restent plus fragiles
La séance asiatique de lundi présente une configuration moins favorable.
L’indice MSCI Asie-Pacifique hors Japon recule d’environ 0,5 %.
Les grandes valeurs chinoises perdent environ 0,7 %.
La Corée du Sud affiche une baisse beaucoup plus importante, proche de 3,6 %.
Le Japon est fermé pour un jour férié.
Cette différence entre l’Asie et l’Europe montre que l’amélioration du sentiment reste inégale.
Les investisseurs continuent d’évaluer les perspectives de croissance chinoise, les conditions financières mondiales et l’exposition des marchés asiatiques aux semi-conducteurs.
La forte baisse sud-coréenne est particulièrement importante compte tenu du poids du secteur technologique dans l’indice local.
Le marché américain des Treasuries est fermé lundi
La liquidité est également plus faible que d’habitude ce lundi.
Le marché américain des Treasuries est fermé pour Columbus Day.
Cela signifie qu’une source importante de signaux pour les actions est temporairement absente.
Les investisseurs disposent de moins d’informations en temps réel concernant l’évolution des rendements américains.
Les mouvements observés sur les futures actions doivent donc être interprétés avec une certaine prudence.
La réouverture du marché obligataire mardi pourrait modifier rapidement la situation.
Une nouvelle hausse des rendements exercerait probablement une pression sur les valeurs de croissance.
Une détente offrirait davantage de soutien aux indices.
Le S&P 500 célèbre quatre ans de marché haussier
La date du 12 octobre possède également une dimension symbolique pour Wall Street.
Le marché haussier actuel du S&P 500 a commencé le 12 octobre 2022.
Il atteint donc aujourd’hui son quatrième anniversaire.
Depuis ce point bas, l’indice a progressé de plus de 110 %.
Le mouvement représente environ 1 000 séances de négociation.
Il s’agit du marché haussier le plus long depuis celui qui avait commencé après la crise financière de 2009 et s’était poursuivi jusqu’au choc de la pandémie en 2020.
Cette performance montre la force du cycle actuel.
Elle augmente également l’importance des prochaines publications.
Après quatre années de progression, les investisseurs ont besoin de nouveaux bénéfices pour justifier la poursuite du mouvement.
Une croissance de 30 % des bénéfices peut-elle prolonger le marché haussier ?
La réponse dépendra de la qualité de cette croissance.
Une hausse supérieure à 30 % serait impressionnante.
Mais si elle est concentrée dans seulement quelques grandes entreprises technologiques, le marché pourrait rester vulnérable.
Une expansion plus large des bénéfices serait plus favorable.
Les investisseurs chercheront donc à déterminer si les banques, les industriels, la consommation et d’autres secteurs participent également à l’amélioration.
Une croissance plus diversifiée réduirait la dépendance du S&P 500 aux plus grandes valeurs technologiques.
Elle renforcerait aussi l’idée que l’économie américaine reste suffisamment solide pour soutenir les profits malgré des taux élevés.
Les résultats des banques donneront le premier signal
La première réponse arrivera dès mardi.
Les comptes de JPMorgan et Goldman Sachs permettront d’évaluer plusieurs aspects de l’économie américaine.
Les revenus de marché montreront comment les banques ont profité de la volatilité récente.
Les activités de banque d’investissement donneront une indication sur la reprise des introductions en Bourse et des opérations de fusion-acquisition.
Les données sur le crédit permettront d’évaluer la situation financière des ménages et des entreprises.
Enfin, les prévisions des dirigeants donneront une indication sur leur niveau de confiance pour les prochains mois.
Une combinaison de revenus solides, de pertes de crédit maîtrisées et de perspectives positives pourrait soutenir l’ensemble du secteur financier.
Le S&P 500 doit confirmer la hausse après l’ouverture
La progression d’environ 0,3 % des futures constitue un signal positif, mais elle ne confirme pas encore la direction de la séance.
Les contrats à terme peuvent évoluer rapidement avant et après l’ouverture de Wall Street.
Le recul du pétrole constitue actuellement le principal soutien macroéconomique.
Les résultats et le CPI deviendront progressivement les facteurs dominants.
Une hausse plus large accompagnée d’une participation de plusieurs secteurs présenterait un signal plus solide qu’un mouvement uniquement porté par les grandes valeurs technologiques.
À l’inverse, une concentration des gains dans quelques titres montrerait que la prudence reste importante.
Les volumes devront également être interprétés avec précaution en raison du jour férié sur le marché obligataire.
Les bénéfices et le CPI peuvent décider de la prochaine phase du S&P 500
Le S&P 500 arrive au 12 octobre avec plusieurs éléments favorables mais également des risques importants.
Les futures progressent d’environ 0,3 %, tandis que la baisse du Brent vers 104 dollars réduit une partie des inquiétudes inflationnistes immédiates.
La saison des résultats offre parallèlement des attentes particulièrement élevées.
Les bénéfices des entreprises du S&P 500 devraient augmenter de plus de 30 % au troisième trimestre selon LSEG IBES, avec une contribution particulièrement importante de la technologie.
Les premières confirmations arriveront rapidement.
JPMorgan et Goldman Sachs publieront mardi, ASML et Bank of America mercredi, puis TSMC jeudi.
Le CPI américain de mercredi constituera l’autre test majeur.
Une inflation modérée combinée à des résultats supérieurs aux attentes pourrait permettre au marché de prolonger son mouvement haussier.
Une inflation plus élevée accompagnée de prévisions prudentes des entreprises augmenterait au contraire le risque d’une correction, notamment si les rendements des Treasuries repartent vers leurs récents sommets.
Le contexte possède également une dimension historique : le marché haussier du S&P 500 fête aujourd’hui ses quatre ans après une progression de plus de 110 % depuis octobre 2022.
Après un tel parcours, la prochaine phase dépendra de plus en plus des fondamentaux.
Cette semaine permettra justement de savoir si la croissance des bénéfices est suffisamment forte pour compenser des taux élevés et prolonger le cycle haussier de Wall Street.



