Bitcoin retombe sous 60 000 dollars, mais 21Shares estime que le cycle de quatre ans reste intact
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Bitcoin retombe sous 60 000 dollars, mais 21Shares estime que le cycle de quatre ans reste intact

Juin 29, 2026

Bitcoin est repassé sous le seuil des 60 000 dollars mercredi, enregistrant une baisse plus marquée que lors des deux précédentes incursions sous ce niveau au début du mois de juin. Le mouvement ravive le débat sur la solidité du cycle de quatre ans de Bitcoin, longtemps lié aux halvings, aux phases d’euphorie puis aux fortes corrections.

Selon les données citées dans le rapport, Bitcoin a touché un plus bas intrajournalier de 59 102 dollars, en recul de près de 5 % sur 24 heures. Le jeton a désormais perdu plus de 50 % par rapport à son record de 126 080 dollars atteint en octobre 2025. Il s’agit de la troisième fois ce mois-ci que la première cryptomonnaie passe sous les 60 000 dollars.

Malgré cette faiblesse, 21Shares estime que le cycle de quatre ans n’est pas encore rompu. Cette conclusion est importante car le gestionnaire d’actifs crypto avait auparavant anticipé que la demande institutionnelle et les flux liés aux ETF pourraient mettre fin au schéma traditionnel de Bitcoin après le halving. Son rapport de mi-année adopte désormais un ton plus prudent.

Le cycle de quatre ans reste visible

Historiquement, Bitcoin a souvent atteint un sommet entre 12 et 18 mois après chaque halving, avant d’entrer dans une correction profonde. Le halving d’avril 2024 a contribué à alimenter la progression jusqu’au record d’octobre 2025. La baisse actuelle suit donc encore une structure qui ressemble aux précédents cycles.

21Shares reconnaît ce changement d’analyse. Le gestionnaire affirme qu’en entrant en 2026, il pensait que le cycle de quatre ans de Bitcoin pouvait être terminé. Six mois plus tard, son rapport indique que l’évolution des prix reste familière.

Cette observation ne signifie pas que le marché répète exactement les cycles précédents. L’environnement de 2026 est différent, notamment en raison des ETF, de la présence accrue d’investisseurs institutionnels, de la maturité du marché et de la structure plus développée des produits financiers liés à Bitcoin.

Cependant, le comportement du prix reste encore proche des anciens modèles : un sommet post-halving, une correction importante, un test des coûts de base et une phase de consolidation sous pression.

Une chute importante, mais moins sévère que dans les cycles passés

La baisse actuelle est significative, mais elle reste moins violente que les grands marchés baissiers précédents de Bitcoin. Les données de Glassnode citées dans l’analyse montrent que Bitcoin avait chuté d’environ 84 % après son sommet de 2017 et de 77 % après son sommet de 2021.

La baisse actuelle de plus de 50 % depuis le record d’octobre 2025 est donc lourde, mais elle n’a pas encore atteint la profondeur des anciens cycles. Ce point est central pour 21Shares, car il suggère que la correction reste sévère sans être encore une capitulation complète.

Bitcoin continue aussi de se maintenir au-dessus d’un coût de base estimé autour de 54 000 dollars dans le rapport. Tant que ce niveau tient, 21Shares considère que les vendeurs n’ont pas totalement capitulé.

Ce coût de base agit comme une zone psychologique et structurelle. S’il est cassé de manière nette, le marché pourrait interpréter cela comme un signal de faiblesse plus profonde. S’il tient, il peut soutenir l’idée d’une correction ordonnée dans un cycle encore actif.

La demande institutionnelle amortit la baisse

L’un des grands arguments de 21Shares au début de l’année était que les flux institutionnels, notamment via les ETF Bitcoin, allaient modifier la dynamique cyclique habituelle. L’idée était que des capitaux plus stables et plus professionnels pourraient réduire l’intensité des phases de panique et lisser le comportement du marché.

Cette thèse n’a pas totalement disparu. Le rapport souligne que la propriété de Bitcoin est devenue plus institutionnelle, ce qui rend une partie du capital plus durable pendant les baisses. Les investisseurs institutionnels peuvent avoir des horizons plus longs, des stratégies plus structurées et une moindre propension à vendre dans chaque correction.

Cependant, les flux ETF sont devenus moins favorables récemment. 21Shares a compté environ 3 milliards de dollars de sorties nettes jusqu’à la fin mai. En juin, la pression s’est aggravée avec une séquence record de sorties.

Même ainsi, les flux nets cumulés depuis le lancement des ETF en 2024 restent très importants, autour de 53 milliards de dollars selon les données de SoSoValue mentionnées dans l’article. Ce chiffre montre que, malgré les retraits récents, la base institutionnelle construite depuis 2024 demeure considérable.

Les ETF ne brisent pas encore le cycle

Les ETF Bitcoin ont changé la structure du marché, mais ils n’ont pas encore suffi à effacer le cycle de quatre ans. C’est l’un des enseignements les plus importants du rapport.

Avant 2026, certains analystes pensaient que l’accès institutionnel via ETF allait réduire fortement le comportement cyclique de Bitcoin. En théorie, une demande régulière provenant de conseillers financiers, fonds, institutions et investisseurs traditionnels pouvait remplacer le modèle classique dominé par le halving, la spéculation et la capitulation.

Mais la correction actuelle montre que Bitcoin reste vulnérable aux mêmes forces : prise de bénéfices après un record, baisse de liquidité, pression macroéconomique, sorties de produits cotés et peur d’un nouveau cycle baissier.

Les ETF peuvent amortir le choc, mais ils ne rendent pas Bitcoin immune à la volatilité. Leur rôle est probablement de réduire l’ampleur de certaines ventes, pas de supprimer complètement les cycles.

21Shares vise une reprise vers 100 000 dollars

Malgré la correction, 21Shares continue d’anticiper une reprise vers 100 000 dollars d’ici la fin de l’année. Cette prévision ne vise pas nécessairement un nouveau record historique, mais plutôt un retour vers une zone de prix plus élevée après la phase de pression actuelle.

Cette distinction est importante. Le rapport ne parle pas d’une cassure haussière immédiate vers de nouveaux sommets. Il évoque plutôt une récupération soutenue par la base institutionnelle, les ETF et l’absence de capitulation totale.

Dans cette lecture, Bitcoin pourrait rester dans un cycle post-halving classique, mais avec une baisse moins profonde que les précédentes grâce à une structure de marché plus mature.

Le scénario de 21Shares repose donc sur un équilibre : le cycle de quatre ans reste actif, mais les institutions peuvent limiter les dégâts et favoriser une reprise partielle.

Arthur Hayes voit un risque de chute vers 40 000 dollars

Tous les analystes ne partagent pas cette vision relativement modérée. Arthur Hayes, cofondateur de BitMEX, anticipe un possible creux autour de 40 000 dollars dans les six prochains mois. Ce niveau serait bien inférieur au coût de base surveillé par 21Shares.

Hayes met en avant le risque d’une Réserve fédérale plus restrictive. Selon les données mentionnées, les traders estiment désormais à environ 37 % la probabilité d’une hausse des taux en décembre, selon CME FedWatch.

Un environnement de taux plus élevés est généralement défavorable aux actifs risqués, y compris Bitcoin. Lorsque les rendements traditionnels deviennent plus attractifs et que la liquidité se resserre, les investisseurs peuvent réduire leur exposition aux actifs volatils.

La position de Hayes reflète donc une lecture macroéconomique plus prudente. Il reste exposé à la hausse tout en se couvrant avec des options, ce qui montre bien l’incertitude actuelle du marché.

Le marché attend les prochaines données d’inflation

La prochaine lecture d’inflation prévue jeudi pourrait jouer un rôle déterminant. Un chiffre plus faible que prévu pourrait réduire la pression sur la Fed, détendre les attentes de hausse des taux et soutenir les actifs risqués. Dans ce scénario, Bitcoin pourrait stabiliser au-dessus des zones de coût de base et tenter un rebond.

À l’inverse, une inflation plus élevée pourrait renforcer les anticipations de durcissement monétaire. Cela pourrait soutenir le dollar, peser sur la liquidité et pousser Bitcoin vers un test plus profond de ses supports.

Le marché crypto est donc suspendu à un facteur macroéconomique classique : la trajectoire de l’inflation et des taux. Cela montre que Bitcoin, malgré sa logique propre de halving et d’offre limitée, reste fortement influencé par les conditions financières mondiales.

Le seuil des 60 000 dollars devient psychologique

Le passage sous 60 000 dollars est important parce qu’il agit comme un seuil psychologique. Ce niveau a déjà été testé plusieurs fois en juin. Chaque cassure attire l’attention des traders, des médias, des détenteurs à long terme et des investisseurs institutionnels.

Le fait que la dernière baisse soit plus marquée que les deux précédentes suggère une pression vendeuse plus intense. Le marché doit maintenant prouver qu’il peut reprendre rapidement ce niveau ou construire un support plus bas.

Si Bitcoin reste sous 60 000 dollars pendant une période prolongée, le sentiment pourrait se détériorer davantage. Les investisseurs pourraient alors commencer à regarder le coût de base autour de 54 000 dollars comme prochaine zone critique.

En revanche, une reprise rapide au-dessus de 60 000 dollars pourrait réduire la peur immédiate et soutenir la thèse d’une correction contrôlée plutôt qu’un effondrement complet.

Les détenteurs de long terme restent décisifs

Le rapport indique que les vendeurs n’ont pas encore totalement capitulé. Ce point est lié à la capacité des détenteurs de long terme à absorber la volatilité.

Dans les cycles précédents, les grandes phases de marché baissier ont souvent été marquées par une capitulation plus claire : ventes forcées, pertes réalisées importantes, panique parmi les détenteurs récents et forte contraction de la liquidité.

Aujourd’hui, la présence institutionnelle et le fait que Bitcoin reste au-dessus du coût de base identifié par 21Shares suggèrent que la pression n’a pas encore atteint ce stade. Cela ne garantit pas un rebond, mais cela indique que le marché n’est pas encore dans un scénario de capitulation totale.

Les prochaines semaines montreront si les détenteurs de long terme restent solides ou si une nouvelle vague de baisse les pousse à vendre.

Ce que les investisseurs doivent surveiller

Le premier indicateur à suivre est le niveau de 60 000 dollars. Une reprise rapide serait positive pour le sentiment, tandis qu’une consolidation sous ce seuil renforcerait la pression.

Le deuxième niveau clé est le coût de base autour de 54 000 dollars mentionné dans le rapport. Une cassure nette de cette zone pourrait affaiblir l’argument d’une correction encore maîtrisée.

Le troisième facteur est le comportement des ETF Bitcoin. Si les sorties ralentissent ou se transforment en entrées, cela soutiendrait la thèse de 21Shares. Si les sorties s’intensifient, le marché pourrait anticiper une baisse plus profonde.

Le quatrième élément est la politique monétaire américaine. Les données d’inflation, les signaux de la Fed et les attentes de taux resteront déterminants.

Enfin, les investisseurs doivent surveiller l’activité des détenteurs de long terme. Leur comportement indiquera si le marché est en consolidation ou s’il se rapproche d’une vraie capitulation.

Conclusion

Bitcoin est repassé sous 60 000 dollars, atteignant un plus bas intrajournalier de 59 102 dollars et perdant près de 5 % sur 24 heures. Le jeton a chuté de plus de 50 % depuis son record de 126 080 dollars en octobre 2025, ce qui ravive le débat sur la persistance du cycle de quatre ans.

21Shares reconnaît désormais que le cycle post-halving reste visible, malgré l’idée initiale selon laquelle la demande institutionnelle pourrait le briser en 2026. Le gestionnaire estime néanmoins que la baisse reste moins sévère que lors des cycles précédents et que la base institutionnelle peut soutenir une reprise vers 100 000 dollars d’ici la fin de l’année.

Dernier point à retenir

Bitcoin reste coincé entre deux lectures du marché. Pour 21Shares, le cycle de quatre ans tient encore, mais la demande institutionnelle peut limiter la correction et soutenir une reprise. Pour des analystes plus prudents comme Arthur Hayes, le risque d’un creux plus profond vers 40 000 dollars demeure réel si la Fed reste restrictive. Les niveaux de 60 000 et 54 000 dollars seront donc essentiels pour juger la suite du cycle.

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