Ukraine : 295 combats signalés sur le front en une journée
Journalier

Ukraine : 295 combats signalés sur le front en une journée

Juil 7, 2026

La guerre en Ukraine continue de connaître une intensité très élevée sur plusieurs axes du front. Selon l’état-major général des forces armées ukrainiennes, 295 affrontements ont été enregistrés le 4 juillet entre les forces de défense ukrainiennes et les troupes russes. Cette mise à jour, publiée le 5 juillet à 08h00, confirme que les combats restent particulièrement violents dans l’est et le sud du pays.

Les forces russes ont mené une frappe de missile avec deux missiles, lancé 58 frappes aériennes et largué 252 bombes aériennes guidées. Elles ont également utilisé 8 799 drones kamikazes et effectué 2 775 frappes contre des localités et des positions ukrainiennes, dont 46 au moyen de systèmes de lance-roquettes multiples.

Face à cette pression, l’aviation, les forces de missiles et l’artillerie ukrainiennes ont frappé sept postes de commandement russes ainsi que six zones de concentration de personnel russe. Le bilan illustre une guerre d’attrition où les deux camps cherchent à frapper à la fois la ligne de front et les infrastructures de commandement, de soutien et de concentration de troupes.

Une journée de combats très intense

Le chiffre de 295 combats en 24 heures montre que la ligne de front reste extrêmement active. Ce niveau d’affrontements indique que la Russie maintient une pression offensive continue sur plusieurs directions, sans se limiter à un seul secteur.

Les attaques russes se sont réparties entre le nord-est, le Donbass et le sud de l’Ukraine. Les directions de Huliaipole, Pokrovsk et Sloviansk figurent parmi les zones les plus actives, ce qui confirme l’importance de ces secteurs dans la dynamique opérationnelle actuelle.

L’intensité des frappes russes est également notable. Le recours massif aux drones kamikazes, aux bombes guidées et aux tirs d’artillerie montre que Moscou continue de combiner assauts terrestres et pression aérienne afin d’épuiser les défenses ukrainiennes.

Pour Kyiv, l’enjeu reste de contenir les assauts, d’empêcher les percées locales et de frapper les structures de commandement et les concentrations russes avant qu’elles ne puissent soutenir de nouvelles attaques.

Les frappes russes combinent missiles, aviation et drones

La Russie a utilisé plusieurs types d’armes au cours de la journée. La frappe de missile, les 58 frappes aériennes et les 252 bombes guidées montrent l’importance croissante des munitions planantes dans la campagne russe.

Ces bombes guidées permettent aux avions russes de frapper à distance, sans nécessairement s’exposer directement aux défenses antiaériennes ukrainiennes les plus proches. Elles sont devenues un outil important pour appuyer les assauts terrestres, détruire des positions fortifiées et perturber les lignes ukrainiennes.

Les 8 799 drones kamikazes utilisés en une journée montrent également la place centrale des systèmes sans pilote dans cette phase de la guerre. Les drones servent à la reconnaissance, aux frappes directes, à l’usure des défenses et à la saturation des positions.

Cette combinaison crée une pression permanente sur les unités ukrainiennes, qui doivent répondre à la fois aux attaques terrestres, aux bombardements aériens et aux frappes de drones.

La réponse ukrainienne vise le commandement russe

Les forces ukrainiennes ont indiqué avoir frappé sept postes de commandement russes et six zones de concentration de personnel. Ce type de cible est essentiel dans une guerre d’attrition.

Frapper les postes de commandement permet de perturber la coordination des assauts, de ralentir la transmission des ordres et de désorganiser les unités engagées. Les frappes contre les zones de concentration visent, elles, à réduire la capacité russe à lancer ou renforcer des attaques locales.

L’Ukraine cherche ainsi à compenser la pression numérique russe par des frappes ciblées sur les points sensibles du dispositif adverse.

Cette stratégie s’inscrit dans une logique plus large : ralentir les offensives russes, augmenter le coût des assauts et empêcher Moscou de transformer des attaques répétées en gains opérationnels durables.

Pression russe dans la direction de Huliaipole

La direction de Huliaipole a été l’une des plus actives, avec 38 attaques russes. Les combats ont été signalés dans les zones de Dobropillia, Zaliznychne et Sviatopetrivka, ainsi qu’en direction de Vozdvyzhivka, Huliaipilske, Hirke, Tsvitkove, Charne, Verkhnia Tersa, Stara Ukraine et Kosivtseve.

Ce secteur du sud-est reste important parce qu’il relie les dynamiques du front de Zaporijjia à celles des zones orientales. Une pression russe continue dans cette direction peut viser à fixer les forces ukrainiennes, tester les défenses et chercher des faiblesses locales.

Le nombre élevé d’attaques montre que Moscou consacre encore des ressources importantes à cet axe. Mais l’absence d’indication d’une percée majeure suggère que les forces ukrainiennes continuent de contenir les tentatives d’avancée.

Huliaipole reste donc un secteur à surveiller de près.

Pokrovsk reste un front prioritaire

Dans la direction de Pokrovsk, les forces ukrainiennes ont stoppé 31 assauts russes. Les attaques ont eu lieu autour de Shakhove, Rodynske, Novooleksandrivka, Kotlyne, Udachne et Hryshyne, ainsi qu’en direction de Vilne, Kucheriv Yar, Novyi Donbas, Serhiivka, Shevchenko, Ivanivka et Bilytske.

Pokrovsk est un secteur stratégique en raison de son rôle dans les communications, les lignes logistiques et la défense ukrainienne du Donbass. La Russie cherche depuis plusieurs mois à exercer une pression constante dans cette zone pour affaiblir la profondeur défensive ukrainienne.

Les 31 assauts repoussés indiquent une intensité élevée, mais aussi une capacité ukrainienne persistante à tenir les lignes. Pour Moscou, la direction de Pokrovsk reste probablement l’un des axes permettant de chercher une progression vers l’ouest du Donbass.

Pour Kyiv, maintenir ce front est essentiel pour empêcher une rupture qui pourrait menacer d’autres positions défensives.

Sloviansk sous forte pression

La direction de Sloviansk a également été très active, avec 25 attaques russes. Les assauts ont visé les directions de Kryva Luka et Rai-Oleksandrivka, ainsi que les zones de Riznykivka et Zakitne.

Sloviansk reste symboliquement et militairement important. La ville fait partie de l’espace défensif ukrainien dans le nord du Donbass et se trouve liée aux axes de Kramatorsk, Lyman et Kostyantynivka.

La pression russe dans ce secteur peut viser à élargir les zones de contact, forcer l’Ukraine à disperser ses réserves et créer des conditions pour de futures opérations vers les grandes villes fortifiées du Donbass.

Cependant, le fait que les attaques soient rapportées comme des assauts repoussés ou contenus montre que la Russie n’a pas encore transformé cette pression en avancée décisive.

Kostiantynivka reste au centre des combats du Donbass

Dans la direction de Kostiantynivka, les forces russes ont mené 17 attaques dans les zones de Kostiantynivka, Illinivka, Ivanopillia et en direction de Dovha Balka.

Ce secteur est devenu l’un des points importants de la campagne russe dans le Donbass. Les combats autour de Kostiantynivka s’inscrivent dans une dynamique plus large où la Russie tente de progresser contre la ceinture défensive ukrainienne.

Les attaques répétées montrent que Moscou continue de chercher des gains tactiques dans cette zone. Toutefois, ces gains restent coûteux et difficiles à consolider, notamment face aux frappes ukrainiennes contre les postes de commandement, les concentrations de troupes et les lignes logistiques.

Kostiantynivka reste donc une zone où l’intensité pourrait demeurer élevée dans les prochains jours.

Lyman et Kupiansk restent actifs

Dans la direction de Lyman, les forces russes ont tenté neuf fois de percer les défenses ukrainiennes. Les attaques ont visé les directions de Shyikivka, Stavky, Lyman, Druheliubivka et Dibrova, ainsi que les zones de Drobysheve et Novoselivka.

Dans la direction de Kupiansk, deux attaques russes ont été signalées, vers Novoosynove et dans la zone de Kolisnykivka.

Ces deux secteurs restent importants pour les opérations russes dans le nord-est. Kupiansk est lié à l’axe de l’Oskil, tandis que Lyman peut servir de porte d’entrée vers Sloviansk et Kramatorsk.

Même si le nombre d’attaques y est inférieur à celui observé à Huliaipole ou Pokrovsk, ces directions conservent une valeur opérationnelle élevée.

La pression continue dans le nord-est

Dans les directions de Northern Slobozhanshchyna et de Koursk, trois affrontements ont été recensés. Les forces russes ont mené une frappe aérienne avec une bombe guidée et effectué 62 bombardements contre des positions ukrainiennes et des localités.

Dans la direction de Southern Slobozhanshchyna, les forces russes ont attaqué 15 fois les positions ukrainiennes dans les zones de Starytsia, Synelnykove, Artilne, Kudiivka, Vilcha, ainsi qu’en direction de Khatnie, Izbytske, Zarubynka et Shev’iakivka.

Ces attaques montrent que la Russie continue de maintenir une pression le long du nord-est ukrainien. Cette pression peut avoir plusieurs objectifs : fixer les unités ukrainiennes, empêcher leur redéploiement vers d’autres fronts, tester les défenses frontalières et maintenir une menace constante sur les zones proches de la frontière russe.

Kramatorsk, Oleksandrivka et Orikhiv

Dans la direction de Kramatorsk, deux combats ont été signalés dans la zone de Markove et en direction de Tykhonivka. Même si l’intensité y est plus faible que dans d’autres secteurs, cette zone reste liée à l’ensemble défensif du Donbass.

Dans la direction d’Oleksandrivka, les forces russes ont attaqué sept fois dans les zones d’Oleksandrohrad, Berezove, Ternove et Ivanivka.

Dans la direction d’Orikhiv, les défenseurs ukrainiens ont stoppé quatre tentatives russes d’avancer vers Lukianivske et Novodanylivka.

Ces secteurs montrent que la Russie continue de tester plusieurs points de la ligne de front, même là où les volumes d’attaques sont moins élevés. Cette pression étendue oblige l’Ukraine à maintenir des forces sur de nombreux axes.

Pas d’offensive russe dans le secteur de Prydniprovske

Dans la direction de Prydniprovske, l’armée russe n’a pas mené d’actions offensives. Cette absence d’activité offensive déclarée ne signifie pas que la zone est sans risque, mais elle indique que l’intensité des combats y a été moindre au cours de la période rapportée.

Dans les directions de Volyn et Polissia, aucun signe de formation de groupes offensifs russes n’a été détecté. Cette information reste importante pour évaluer le risque d’un élargissement du conflit depuis le nord-ouest.

Pour l’instant, les principales zones de pression restent concentrées dans l’est, le sud-est et certaines zones du nord-est.

Kherson : 39 localités attaquées en 24 heures

La région de Kherson a également subi de lourdes attaques russes. Selon Oleksandr Prokudin, chef de l’administration militaire régionale, six personnes ont été blessées au cours des dernières 24 heures à la suite de bombardements russes.

Les forces russes ont ciblé des infrastructures critiques et sociales, ainsi que des quartiers résidentiels. Trois immeubles d’habitation et six maisons privées ont été endommagés. Des véhicules privés ont également été touchés.

Au total, 39 localités de la région ont été visées par des drones et des tirs d’artillerie, dont Antonivka, Stanislav, Oleksandrivka, Bilozerka, Beryslav, Dudchany, Zolota Balka, Komyshany, Mykolaivka, Novooleksandrivka, Sadove et la ville de Kherson.

Ces attaques confirment que la région de Kherson reste exposée à une pression constante contre les civils et les infrastructures.

Évacuations dans les communautés libérées

Dix-huit personnes ont été évacuées des communautés libérées de la région de Kherson. Ces évacuations montrent la persistance du danger pour les habitants des zones proches du front ou régulièrement frappées par l’artillerie et les drones russes.

Même lorsque certaines localités sont sous contrôle ukrainien, elles peuvent rester à portée des tirs russes. Cela rend la vie civile extrêmement difficile, avec des risques permanents pour les habitations, les routes, les services publics, les infrastructures sociales et les secours.

L’évacuation reste donc un outil essentiel pour réduire les pertes civiles, surtout dans les zones où les bombardements sont répétés.

Les pertes russes continuent d’augmenter

Selon l’état-major ukrainien, les pertes totales russes depuis le début de l’invasion à grande échelle du 24 février 2022 atteignent environ 1 409 630 personnels, dont 1 290 au cours des dernières 24 heures. Ces chiffres incluent les soldats tués et blessés au combat.

Les pertes matérielles russes continuent également d’augmenter. Depuis le début de l’invasion, la Russie aurait perdu 12 081 chars, 24 878 véhicules blindés de combat, 45 388 systèmes d’artillerie, 1 916 systèmes de lance-roquettes multiples et 1 470 systèmes de défense antiaérienne.

Les forces ukrainiennes rapportent aussi la destruction ou la perte de 390 738 drones opérationnels et tactiques russes, 4 847 missiles de croisière, 116 106 véhicules et camions-citernes, ainsi que 4 385 unités d’équipement spécial.

Ces chiffres restent présentés comme étant en cours de mise à jour.

La guerre d’attrition reste dominante

L’ensemble des données montre que la guerre reste dominée par l’attrition. La Russie mène un grand nombre d’assauts, utilise massivement drones, artillerie, bombes guidées et frappes aériennes, tandis que l’Ukraine cherche à neutraliser les commandements, les concentrations de troupes et les moyens offensifs russes.

Le nombre élevé de combats ne signifie pas nécessairement que la Russie progresse rapidement. Il indique plutôt que Moscou continue de chercher des points de faiblesse sur plusieurs axes, parfois au prix de pertes importantes.

Pour l’Ukraine, la priorité reste de tenir les positions défensives, d’empêcher les percées et de frapper la profondeur tactique russe.

Les prochaines mises à jour seront importantes pour déterminer si l’intensité actuelle annonce une nouvelle phase offensive russe ou si elle représente une pression continue sans gains majeurs.

Conclusion

La mise à jour du 5 juillet confirme une journée de combats extrêmement intense sur le front ukrainien, avec 295 affrontements recensés en 24 heures. Les directions de Huliaipole, Pokrovsk et Sloviansk restent parmi les plus actives, tandis que les forces russes continuent d’utiliser massivement drones, bombes guidées, artillerie et frappes aériennes.

La région de Kherson reste également sous pression, avec 39 localités attaquées et six civils blessés. Dans le même temps, les pertes russes continuent d’augmenter, selon les chiffres publiés par l’état-major ukrainien.

Dernier point à retenir

La guerre en Ukraine reste dans une phase de pression intense et d’attrition prolongée. La Russie multiplie les assauts sur plusieurs axes, mais l’Ukraine continue de repousser les attaques, de frapper les commandements russes et d’évacuer les civils des zones les plus exposées. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si cette intensité se transforme en gains russes réels ou si elle reste une offensive coûteuse sans percée majeure.

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *