L’offensive russe ralentit fortement en Ukraine malgré de lourdes pertes
Journalier

L’offensive russe ralentit fortement en Ukraine malgré de lourdes pertes

Juil 6, 2026

L’offensive russe du printemps-été 2026 n’a pas encore produit de gains opérationnels significatifs en Ukraine, selon la dernière évaluation de l’Institute for the Study of War publiée le 1er juillet. Les forces russes continuent de mener des attaques sur plusieurs axes, mais leur rythme d’avancée a fortement diminué par rapport à l’année précédente, tandis que les pertes humaines et matérielles augmentent rapidement.

Selon l’ISW, les forces russes ont saisi ou infiltré 30,42 kilomètres carrés en juin 2026, soit une moyenne de 1,01 kilomètre carré par jour. À titre de comparaison, elles avaient gagné 481,25 kilomètres carrés en juin 2025, soit 16,04 kilomètres carrés par jour. La différence montre un ralentissement très net de l’offensive russe.

Cette évolution est importante parce qu’elle indique que la Russie continue de payer un coût très élevé pour des gains territoriaux limités. L’Ukraine, de son côté, intensifie ses frappes intermédiaires et longue portée contre les lignes logistiques, les dépôts, les infrastructures pétrolières, les installations militaires et les nœuds de communication russes.

Les gains russes deviennent très limités

Le principal constat de l’ISW est que la Russie avance beaucoup moins vite qu’en 2025. Entre janvier et juin 2025, les forces russes avaient saisi 2 189,87 kilomètres carrés. Sur la même période en 2026, elles ont avancé ou infiltré 622,60 kilomètres carrés.

Cela signifie que les forces russes n’ont gagné qu’environ 28,43 % du territoire qu’elles avaient pris au cours des six premiers mois de 2025. Même en incluant les infiltrations, la baisse est considérable.

Cette donnée contredit l’idée d’une offensive russe rapide ou décisive. Les gains restent graduels, lents et coûteux. L’ISW souligne que même le rythme plus élevé observé en 2025 restait un rythme d’infanterie, et non une percée mécanisée rapide.

La Russie continue donc d’avancer, mais elle le fait très lentement et sans obtenir de rupture opérationnelle majeure.

Le coût humain de l’offensive augmente

Les pertes russes rapportées sont particulièrement élevées. Selon les données de l’état-major ukrainien citées par l’ISW, les forces russes auraient subi 39 490 pertes, tués et blessés confondus, en juin 2026.

Rapporté aux gains territoriaux observés, cela représenterait environ 1 298 pertes russes par kilomètre carré saisi ou infiltré en juin 2026. En juin 2025, les pertes russes étaient estimées à 32 680 pour 481,25 kilomètres carrés gagnés, soit environ 68 pertes par kilomètre carré.

La comparaison est brutale : les pertes par kilomètre auraient été plus de 19 fois plus élevées en juin 2026 qu’en juin 2025.

Cette évolution suggère que les forces ukrainiennes deviennent plus efficaces pour ralentir les avancées russes tout en infligeant des pertes lourdes. Elle pose aussi une question importante pour Moscou : combien de temps ce rythme peut-il être maintenu avec les méthodes actuelles de recrutement et de génération de forces ?

Les pertes d’équipement russes explosent

Les pertes matérielles russes ont également fortement augmenté, notamment dans les véhicules liés au carburant, les drones et l’artillerie.

Selon les données citées, les forces russes ont perdu 12 867 véhicules et réservoirs de carburant en juin 2026, contre 3 395 en juin 2025. Cela représente une hausse d’un facteur 3,8 sur un an.

Les pertes de drones sont encore plus frappantes : 60 849 drones de différents types auraient été perdus en juin 2026, contre 4 581 en juin 2025, soit une hausse d’un facteur 13,3. Les pertes de systèmes d’artillerie auraient également augmenté, passant de 1 243 en juin 2025 à 2 053 en juin 2026.

Ces chiffres montrent que la guerre est devenue encore plus intensive en drones, artillerie et logistique. Ils indiquent aussi que les frappes ukrainiennes sur les arrières russes commencent à affecter la capacité de Moscou à soutenir ses opérations.

Kostyantynivka reste l’effort principal russe

Malgré le ralentissement global, les forces russes ont continué de progresser tactiquement dans la zone de Kostyantynivka, dans l’oblast de Donetsk. L’ISW considère cette zone comme l’effort principal de la Russie dans l’offensive du printemps-été 2026.

Selon l’évaluation, les forces russes maintiennent une présence, par avancées ou infiltrations, dans 36,98 % de Kostyantynivka. La majorité des gains russes observés dans cette ville ont eu lieu en juin 2026.

Cependant, l’ISW précise que les Russes ont infiltré une partie importante de Kostyantynivka sans nécessairement y établir un contrôle durable. Cela signifie que la présence russe dans certaines zones ne correspond pas encore à une occupation consolidée.

La Russie devrait continuer à réaliser des gains tactiques dans la ville pendant l’été, mais l’ISW juge improbable une percée opérationnelle rapide contre l’ensemble de la ligne fortifiée du Donbass.

Une bataille urbaine coûteuse

Kostyantynivka illustre la nature actuelle de l’offensive russe : des infiltrations, des assauts locaux, une forte utilisation des bombes planantes, une pression logistique et des gains très graduels.

Les forces russes ont commencé à infiltrer la ville dès octobre 2025, mais n’ont commencé à consolider des gains tactiques qu’en juin 2026, après des mois de missions d’infiltration, d’opérations offensives et de frappes destinées à priver les forces ukrainiennes de logistique dans la ville.

Moscou a engagé au moins une armée interarmes et un corps d’armée dans la zone, ainsi que des éléments de plusieurs autres armées et formations d’infanterie navale.

Cet engagement montre l’importance que la Russie accorde à Kostyantynivka. Mais il montre aussi que même avec des forces importantes, les gains restent limités et très coûteux.

L’Ukraine intensifie ses frappes intermédiaires

L’Ukraine a fortement intensifié ses frappes intermédiaires en juin 2026. L’ISW a observé au moins 303 frappes ukrainiennes de portée intermédiaire contre des cibles russes en Ukraine occupée au cours du mois, contre au moins 210 en mai.

Cette campagne vise les dépôts logistiques, les ponts, les routes, les postes de commandement, les systèmes de drones et les lignes de communication terrestres russes. Elle affecte particulièrement le sud de l’Ukraine et la Crimée occupée.

L’objectif est de compliquer le ravitaillement russe, de ralentir les mouvements de troupes, de perturber les flux de carburant et de réduire la capacité des forces russes à soutenir les assauts de première ligne.

L’ISW estime que ces frappes commencent à se manifester sur le front et à entraver les avancées russes dans plusieurs secteurs.

Les frappes longue portée touchent l’arrière russe

Parallèlement, les forces ukrainiennes augmentent la portée, le volume et l’intensité de leurs frappes longue portée contre des infrastructures pétrolières et militaires en Russie.

En juin 2026, l’ISW a observé au moins 31 frappes contre des infrastructures pétrolières russes et au moins 47 frappes contre des actifs militaires russes dans au moins 41 sujets fédéraux de Russie.

L’Ukraine frappe désormais régulièrement en profondeur, y compris dans des zones auparavant considérées comme hors de portée. Moscou, Tcheliabinsk, Oufa, Penza, Volgograd et d’autres régions ont été mentionnées dans les évaluations récentes.

Ces frappes créent un dilemme pour la défense aérienne russe. La Russie doit protéger un territoire immense, des raffineries, des dépôts, des bases, des usines militaires, des aérodromes, des centres de communication et des lignes logistiques. Cette dispersion réduit l’efficacité de sa défense.

Les frappes contre le pétrole aggravent les pénuries de carburant

Les attaques ukrainiennes contre les raffineries et les infrastructures pétrolières russes ont des effets économiques et militaires. L’ISW indique qu’elles contribuent à des pénuries d’essence en Russie et dans les territoires ukrainiens occupés.

La Russie semble devenir plus dépendante des exportations de pétrole brut et des importations d’essence raffinée. Selon les données citées, ses exportations maritimes de brut ont augmenté en juin 2026, atteignant 4,13 millions de barils par jour, leur plus haut niveau depuis février 2022.

Mais cette hausse des volumes ne se traduit pas par des revenus proportionnels. Les revenus bruts hebdomadaires issus des exportations de brut seraient tombés à 1,9 milliard de dollars en juin, leur niveau le plus bas depuis mars 2026.

Cela suggère que la Russie exporte davantage de brut non raffiné, mais ne parvient pas à compenser la baisse des prix ou la perte de capacité de raffinage.

La Russie importe de l’essence depuis l’Inde

Un élément particulièrement significatif est le début d’importations russes d’essence depuis l’Inde. Selon les informations citées par l’ISW, l’Inde aurait envoyé au moins 60 000 tonnes métriques d’essence vers la Russie.

Une autre source indique que Moscou pourrait chercher à importer 400 000 tonnes d’essence par mois depuis plusieurs pays, dont la Biélorussie.

Cette situation est remarquable parce que la Russie était traditionnellement un exportateur net important d’énergie fossile. Le fait qu’elle doive importer de l’essence raffinée montre l’effet des frappes ukrainiennes contre ses raffineries.

L’Inde apparaît ainsi dans une position particulière : elle importe massivement du brut russe, puis pourrait contribuer indirectement à compenser une partie de la capacité de raffinage que la Russie perd sous les frappes ukrainiennes.

Les pénuries de carburant touchent le front

Les effets de ces frappes commencent aussi à apparaître sur le champ de bataille. Le porte-parole ukrainien Viktor Trehubov a indiqué que les forces russes connaissent des pénuries aiguës de carburant dans les zones de front des oblasts de Kharkiv et de Sumy.

Selon lui, les Russes rationnent le carburant pour les générateurs, probablement en raison des frappes ukrainiennes longue portée contre les raffineries et des frappes intermédiaires contre la logistique.

Il a également indiqué que les forces russes sont contraintes de mener certaines opérations logistiques à pied pendant les assauts en raison de la menace des drones ukrainiens.

Si ces informations se confirment, cela signifierait que la campagne ukrainienne contre la logistique russe ne touche pas seulement l’économie ou l’arrière, mais aussi les opérations tactiques sur le front.

La Russie ferme des passages ferroviaires frontaliers

La Russie a annoncé la fermeture temporaire de sept passages ferroviaires frontaliers avec la Finlande, la Lettonie et l’Estonie à partir du 1er juillet, sans donner de raison précise.

Les passages concernés incluent Vyborg, Svetogorsk, Vyartsilya, Lyuttya et Saint-Pétersbourg avec la Finlande, Pechory-Pskovskie avec l’Estonie et Pyatolovo avec la Lettonie.

Certains de ces passages avec la Finlande étaient déjà fermés par les autorités finlandaises depuis 2023, mais la décision russe ajoute un nouvel élément de tension logistique et politique.

L’ISW indique ne pas être prêt à évaluer la raison exacte de cette décision. Elle pourrait toutefois s’inscrire dans un contexte plus large de sécurité frontalière, pressions logistiques ou mesures politiques liées à la confrontation avec les pays voisins de l’OTAN.

La Biélorussie reste un point sensible

La Biélorussie n’a pas démantelé les répéteurs de signal installés par la Russie le long de la frontière biélorusso-ukrainienne, bien qu’ils aient été désactivés le 22 juin.

Le commandant en chef ukrainien Oleksandr Syrskyi a déclaré que Minsk n’avait pas retiré l’équipement et qu’un répéteur avait même été rallumé le 29 juin. Ces dispositifs peuvent faciliter l’utilisation de drones russes à longue portée contre l’ouest de l’Ukraine.

Le président Volodymyr Zelensky avait déjà averti la Biélorussie qu’elle devait démanteler ces installations, sous peine de voir l’Ukraine les frapper.

Le dossier reste donc une source de tension. Même si la Biélorussie n’a pas ouvert un nouveau front, son territoire et ses infrastructures restent liés à la campagne aérienne russe.

Les frappes ukrainiennes du 30 juin au 1er juillet

Dans la nuit du 30 juin au 1er juillet, l’Ukraine a poursuivi ses frappes longue portée contre des cibles russes. Zelensky a déclaré que les forces ukrainiennes avaient frappé la raffinerie d’Oufa, dans la république de Bachkortostan, à plus de 1 300 kilomètres de la ligne de front.

Cette raffinerie est l’un des plus grands producteurs russes de lubrifiants. Elle avait déjà été frappée quelques jours plus tôt.

L’état-major ukrainien a aussi signalé une frappe contre l’Institut de recherche scientifique des mesures physiques à Penza, une installation liée à Roscosmos et à la production d’équipements pour les missiles, l’aviation et les systèmes spatiaux militaires russes.

Ces frappes montrent que l’Ukraine cible non seulement les infrastructures énergétiques, mais aussi les capacités industrielles et technologiques liées à l’effort de guerre russe.

Les évaluations de dégâts confirment des impacts

Des images satellites et des sources ouvertes ont fourni de nouvelles évaluations des dégâts causés par plusieurs frappes ukrainiennes récentes.

Une frappe de missile de croisière FP-F Flamingo du 27 juin contre l’entreprise Titan-Barrikady à Volgograd aurait détruit des parties de deux bâtiments. D’autres images ont montré des dégâts au complexe de communications Rubin du renseignement militaire russe dans l’oblast de Moscou.

Des dégâts ont également été observés à l’usine d’assemblage de dispositifs semi-conducteurs de Voronej après une frappe ukrainienne du 22 juin.

Ces éléments suggèrent que la campagne ukrainienne vise des cibles industrielles précises liées à la production militaire russe, aux communications, aux missiles, aux systèmes de défense et à la logistique.

Pas d’avancées russes confirmées sur plusieurs axes

Malgré la poursuite des opérations offensives russes, l’ISW ne confirme pas d’avancées dans plusieurs secteurs importants.

Les forces russes ont poursuivi leurs opérations dans le nord de l’oblast de Soumy, dans le nord de l’oblast de Kharkiv, dans la direction de Kupyansk, dans la direction de Borova, vers Sloviansk, dans la zone Kostyantynivka-Druzhkivka, près de Dobropillya, dans la direction de Pokrovsk, Novopavlivka et Oleksandrivka, mais sans gains confirmés dans ces secteurs.

Cette absence de progrès majeur est cohérente avec le constat général : la Russie continue d’attaquer, mais son offensive ne produit pas de résultats opérationnels significatifs.

Cela ne signifie pas que la situation est stable ou sans danger pour l’Ukraine. Cela signifie plutôt que les attaques russes restent coûteuses et que les défenses ukrainiennes continuent de ralentir l’avancée.

L’Ukraine avance dans l’ouest de Zaporijjia

L’un des éléments positifs pour Kyiv est que les forces ukrainiennes ont avancé dans l’ouest de l’oblast de Zaporijjia. L’évaluation ne détaille pas de percée majeure, mais signale une progression ukrainienne dans ce secteur.

Dans la direction de Huliaipole, les forces russes poursuivent des opérations offensives, mais l’ISW indique qu’elles n’ont pas avancé. Selon l’observateur militaire ukrainien Kostyantyn Mashovets, les forces russes peinent à consolider leurs infiltrations dans cette zone.

La Russie aurait engagé des éléments importants, notamment la 5e armée interarmes, ainsi que des unités des 35e et 36e armées, de la 76e division aéroportée et de l’infanterie navale. Malgré cela, les forces russes n’auraient pas réussi à transformer les infiltrations en contrôle durable.

Cette situation montre que l’infiltration n’est pas équivalente à une conquête stable.

La route M-14 devient une cible logistique importante

Dans le sud, les forces ukrainiennes continuent de frapper la logistique russe dans l’oblast occupé de Zaporijjia. La route M-14 Rostov-Crimée apparaît comme un axe particulièrement important.

Cette route soutient une partie de la logistique russe vers le sud de l’Ukraine et la Crimée. Les frappes ukrainiennes contre les véhicules, dépôts de carburant et infrastructures le long de cette voie compliquent la capacité russe à soutenir les troupes déployées dans la direction de Huliaipole et d’Orikhiv.

L’ISW indique que les difficultés logistiques de la 5e armée interarmes russe dans cette zone sont liées en partie à cette interdiction ukrainienne.

La guerre dans le sud devient donc une bataille de profondeur : il ne s’agit pas seulement de tenir la ligne de front, mais de couper les flux qui permettent à l’ennemi de l’alimenter.

La Crimée occupée subit de nouvelles frappes

L’Ukraine a aussi poursuivi ses frappes contre la logistique et les actifs militaires russes en Crimée occupée. Le Service de sécurité ukrainien a déclaré avoir frappé des hangars à l’aérodrome militaire de Saky, provoquant cinq impacts, dont contre deux hangars abritant des avions Su-30 et Su-30SM.

Selon le SBU, un incendie dans un hangar aurait entraîné la destruction d’un Su-30SM. Chaque appareil de ce type coûterait entre 30 et 50 millions de dollars.

Des données de détection thermique ont montré des anomalies de chaleur à l’aérodrome de Saky. Par ailleurs, plusieurs zones de Crimée occupée, dont Armyansk, Yany Kapu et le district de Feodosia, connaissent d’importantes coupures d’électricité et d’eau après les frappes ukrainiennes.

La Crimée reste donc une cible centrale de la campagne ukrainienne contre la profondeur russe.

La Russie poursuit ses frappes aériennes contre l’Ukraine

Dans la nuit du 30 juin au 1er juillet, la Russie a lancé un missile balistique Iskander-M, un missile guidé Kh-59 et 151 drones de type Shahed, Gerbera, Italmas et Parodiya contre l’Ukraine.

L’armée de l’air ukrainienne a indiqué avoir abattu le missile Kh-59 et 130 drones. Dix-sept drones ont frappé 16 sites, et des débris sont tombés dans quatre zones.

Les frappes russes ont touché des infrastructures gazières, agricoles, commerciales, résidentielles et routières dans plusieurs oblasts, notamment Chernihiv, Dnipropetrovsk, Kharkiv, Kherson, Mykolaïv, Poltava, Odessa et Soumy.

La Russie continue ainsi de combiner frappes contre les infrastructures civiles, attaques sur les ressources énergétiques et pression militaire sur le front.

Les stations-service ukrainiennes deviennent des cibles

Les forces russes continuent de viser les infrastructures de carburant en Ukraine. Dans l’oblast de Chernihiv, les autorités rapportent une augmentation des attaques de drones contre les stations-service civiles. Quatre stations ont été frappées entre le 30 juin et le 1er juillet.

Dans l’oblast de Dnipropetrovsk, cinq stations-service ont été frappées pendant la même nuit. Dans l’oblast de Zaporijjia, sept stations-service auraient été touchées au cours de la semaine précédente.

Ces frappes semblent répondre à une logique de réciprocité et de perturbation logistique. Moscou tente de frapper des infrastructures de carburant ukrainiennes au moment où ses propres raffineries et chaînes logistiques subissent une pression croissante.

La cible n’est pas seulement militaire. Les stations-service sont aussi essentielles aux services civils, aux évacuations, à l’économie locale et à la mobilité quotidienne.

Conclusion

L’évaluation du 1er juillet 2026 montre que l’offensive russe du printemps-été est loin d’avoir atteint ses objectifs opérationnels. Le rythme d’avancée russe a fortement ralenti par rapport à 2025, tandis que les pertes humaines, les pertes d’équipement et les difficultés logistiques augmentent.

La Russie continue de faire des gains tactiques, notamment autour de Kostyantynivka, mais ces gains restent coûteux et ne constituent pas une percée majeure. L’Ukraine, de son côté, intensifie ses frappes intermédiaires et longue portée contre les infrastructures militaires, logistiques et énergétiques russes, avec des effets visibles sur les pénuries de carburant et les opérations de terrain.

Dernier point à retenir

La guerre entre dans une phase où la profondeur logistique devient aussi importante que la ligne de front. La Russie continue d’attaquer, mais avance beaucoup plus lentement et au prix de pertes considérables. L’Ukraine cherche à transformer ses frappes contre les raffineries, les dépôts, les ponts, les routes, les aérodromes et les centres industriels russes en avantage stratégique. Si cette campagne continue de s’intensifier, elle pourrait peser de plus en plus sur la capacité de Moscou à soutenir son offensive.

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