La Russie lance l’un de ses plus grands barrages balistiques contre Kyiv
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La Russie lance l’un de ses plus grands barrages balistiques contre Kyiv

Juil 22, 2026

La Russie a mené dans la nuit du 18 au 19 juillet l’un de ses plus importants barrages de missiles balistiques depuis le début de la guerre, visant principalement l’oblast de Kyiv. Selon l’évaluation du 19 juillet de l’Institute for the Study of War, l’armée de l’air ukrainienne a indiqué que les forces russes avaient lancé 40 missiles et 125 drones contre l’Ukraine pendant la nuit.

Le paquet d’attaque comprenait 10 missiles antinavires Zirkon, 25 missiles balistiques Iskander-M ou S-400, trois missiles antinavires Onyx et trois missiles de croisière guidés Kh-59/69. La Russie a également utilisé des drones d’attaque de type Shahed, Gerbera et Italmas, des munitions rôdeuses Banderol et des drones leurres Parodiya.

Les défenses ukrainiennes ont abattu 108 drones, 17 missiles Iskander-M, Zirkon ou S-400, ainsi qu’un missile de croisière Kh-59/69. Malgré ces interceptions, 23 missiles et 10 drones ont frappé 20 sites, tandis que des débris sont tombés sur 18 autres emplacements. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré qu’il s’agissait de l’un des plus grands paquets de frappes balistiques visant l’oblast de Kyiv depuis 2022.

Kyiv reste la cible principale du barrage russe

La frappe russe a principalement visé Kyiv et sa région. Selon Zelensky, l’attaque a surtout ciblé la ville de Kyiv, tuant au moins un civil et en blessant 16. Les autorités ukrainiennes ont également signalé des frappes contre des infrastructures civiles et énergétiques dans les oblasts de Kharkiv, Mykolaïv et Odessa.

Cette concentration sur Kyiv a une double signification. Sur le plan militaire, la Russie cherche à saturer les défenses aériennes ukrainiennes, à tester les capacités d’interception et à exploiter les pénuries mondiales d’intercepteurs Patriot. Sur le plan politique, frapper la capitale reste une manière de maintenir une pression directe sur le gouvernement ukrainien et la population.

Kyiv n’est pas seulement un centre administratif. C’est aussi un symbole de la résistance ukrainienne. Chaque grande frappe contre la capitale vise donc à produire un effet psychologique au-delà des dégâts matériels immédiats.

Le fait que la Russie emploie un nombre élevé de missiles balistiques montre également une adaptation de sa campagne aérienne. Les missiles balistiques sont plus difficiles à intercepter que de nombreux drones ou missiles de croisière, surtout lorsque les défenses antiaériennes disposent de stocks limités.

La Russie utilise plus de missiles balistiques qu’elle n’en produit mensuellement

L’un des points les plus importants de l’évaluation de l’ISW est que la Russie aurait lancé en juillet plus de missiles balistiques contre l’Ukraine qu’elle n’en produit normalement chaque mois. Selon Militarnyi, cité dans l’évaluation, la Russie aurait utilisé jusqu’à deux tiers de sa production annuelle prévue de missiles Zirkon rien qu’en juillet 2026.

Les rapports de l’armée de l’air ukrainienne indiquent que la Russie a déjà lancé 107 missiles balistiques et 20 missiles Zirkon contre l’Ukraine depuis le début du mois de juillet. Militarnyi cite des informations du renseignement militaire ukrainien selon lesquelles la Russie produit environ 60 missiles balistiques Iskander-M et 40 missiles pour le système S-400 par mois.

Si ces chiffres sont exacts, la Russie puise probablement dans ses stocks pour maintenir l’intensité de ses frappes. Cette décision montre que Moscou donne une priorité élevée à l’emploi de missiles balistiques, malgré leur coût et leur disponibilité limitée.

La logique est claire : ces missiles ont un taux de réussite plus élevé que les drones et certains missiles de croisière. La Russie semble donc privilégier des munitions plus difficiles à intercepter pour obtenir davantage d’impacts contre des cibles ukrainiennes.

Moins de drones, plus de missiles difficiles à intercepter

La Russie a simultanément réduit le nombre de drones lancés dans chaque paquet nocturne. Selon l’ISW, les forces russes ont lancé 2 955 drones jusqu’ici en juillet 2026, contre 5 749 en juin.

Cette évolution suggère un changement temporaire ou tactique dans la composition des frappes. Au lieu de s’appuyer principalement sur des vagues massives de drones pour saturer les défenses ukrainiennes, Moscou combine des volumes plus réduits de drones avec davantage de missiles balistiques.

Cette approche peut viser à exploiter les limites des défenses ukrainiennes. Les drones sont nombreux et moins coûteux, mais ils sont souvent interceptés en grande quantité. Les missiles balistiques, en revanche, exigent des systèmes de défense plus sophistiqués et des intercepteurs plus rares.

La pénurie mondiale d’intercepteurs Patriot donne à la Russie une fenêtre d’opportunité. Si l’Ukraine manque de missiles capables d’intercepter les frappes balistiques, les chances d’impact augmentent.

Cette dynamique rend les prochains mois critiques pour la défense aérienne ukrainienne.

Les infrastructures postales et énergétiques visées

Les responsables ukrainiens ont indiqué que la Russie avait également frappé des infrastructures civiles et énergétiques dans les oblasts de Kharkiv, Mykolaïv et Odessa. Le service postal ukrainien Nova Poshta a rapporté que les forces russes avaient mené trois frappes contre son terminal de tri dans l’oblast de Kharkiv, tuant trois civils.

L’ISW souligne que cette attaque s’inscrit dans une campagne continue contre les infrastructures postales. Ces cibles peuvent sembler secondaires par rapport aux centrales électriques ou aux installations militaires, mais elles jouent un rôle important dans la logistique civile et économique.

Les services postaux soutiennent la distribution de marchandises, les livraisons d’aide, les flux commerciaux et la vie quotidienne dans les zones touchées par la guerre. Les attaquer perturbe la capacité de la société ukrainienne à fonctionner sous pression.

Les frappes contre les infrastructures énergétiques restent également un axe constant de la stratégie russe. En ciblant l’électricité et les réseaux de soutien, Moscou cherche à augmenter les coûts économiques et sociaux de la guerre pour l’Ukraine.

L’Ukraine poursuit ses frappes contre les navires russes

Pendant que la Russie intensifie ses frappes aériennes, l’Ukraine poursuit sa campagne contre les navires russes en mer Noire. Le Service de sécurité ukrainien a annoncé le 19 juillet que les forces ukrainiennes avaient frappé le pétrolier Avero, appartenant à la flotte fantôme russe.

Selon l’ISW, l’Avero est l’un des quatre pétroliers russes touchés par l’Ukraine entre le 10 et le 19 juillet. Le commandant des Forces des systèmes sans pilote ukrainiens, le major Robert “Magyar” Brovdi, a déclaré que les forces ukrainiennes avaient également frappé 13 stations sous-marines en Crimée occupée et quatre pétroliers russes en mer Noire pendant la nuit.

Brovdi a affirmé que l’Ukraine avait frappé 176 navires russes en mer Noire et en mer d’Azov entre le 6 et le 19 juillet. Ce chiffre montre l’ampleur de la campagne ukrainienne visant à affaiblir la logistique maritime russe.

L’objectif est clair : réduire la capacité de Moscou à soutenir la Crimée occupée, à transporter du carburant et à utiliser la mer Noire comme profondeur logistique.

La traversée de Kertch sous pression

Selon Brovdi, les forces ukrainiennes ont également frappé et détruit cinq ferries russes entre le 6 et le 19 juillet : Lavrentiy, Panagiya, Eysk, Maria et SKS-One. Ces ferries auraient été responsables d’environ 80 % du transport militaire depuis le port de Kavkaz, dans le kraï de Krasnodar, vers la Crimée occupée.

L’Ukraine affirme que ces frappes ont réduit la capacité de la traversée ferry de Kertch de 75 %. Si ce chiffre se confirme, il s’agit d’un impact logistique majeur. La Russie dépend de plusieurs routes pour soutenir la Crimée, mais les ferries, les ponts, les ports et les navires restent vulnérables aux frappes ukrainiennes.

La campagne ukrainienne vise donc à isoler progressivement la péninsule. En dégradant les ferries et les navires, Kyiv cherche à rendre plus difficile le transport de carburant, d’équipement, de munitions et de matériel militaire.

Cette stratégie ne reprend pas immédiatement le territoire, mais elle augmente le coût opérationnel de l’occupation russe.

Les infrastructures pétrolières russes également touchées

L’Ukraine a aussi poursuivi ses frappes à longue portée contre les infrastructures pétrolières russes. Le SBU a rapporté que les forces ukrainiennes avaient frappé trois dépôts pétroliers dans le kraï de Stavropol, à environ 600 kilomètres de la frontière internationale.

Des images géolocalisées publiées le 19 juillet montrent de la fumée s’élevant de deux terminaux de stockage et de distribution de carburant à Mikhaylovsk, dans le kraï de Stavropol. Le gouverneur régional Vladimir Vladimirov a reconnu qu’une frappe de drone ukrainienne avait provoqué des explosions dans la ville de Stavropol.

Ces attaques s’inscrivent dans une campagne plus large contre l’énergie russe. Les dépôts de carburant, terminaux maritimes, raffineries, sous-stations électriques et infrastructures logistiques sont devenus des cibles importantes pour l’Ukraine.

L’objectif est de perturber la capacité de la Russie à soutenir ses opérations militaires, à transporter du carburant et à maintenir ses flux économiques.

Novorossiysk et les flux pétroliers sous surveillance

Le Caspian Pipeline Consortium a affirmé le 19 juillet que des drones ukrainiens avaient frappé un terminal maritime russe à Novorossiysk, dans le kraï de Krasnodar, provoquant un incendie et l’arrêt du chargement de pétrole au terminal.

Novorossiysk est un point logistique et énergétique stratégique sur la mer Noire. Toute perturbation dans cette zone peut affecter les exportations, les assurances, le transport maritime et la perception du risque autour des infrastructures russes.

Pour Kyiv, frapper ce type d’installation s’inscrit dans une stratégie de pression économique et militaire. La Russie utilise ses infrastructures énergétiques pour financer l’État, soutenir son effort de guerre et maintenir sa résilience économique. Les attaques ukrainiennes visent donc à créer des coûts supplémentaires.

Pour les marchés, les frappes contre les terminaux pétroliers russes peuvent contribuer à la volatilité de l’énergie, surtout si elles perturbent les chargements ou renforcent les risques dans la mer Noire.

Zelensky multiplie les réunions militaires

Le président Volodymyr Zelensky continue de rencontrer de hauts commandants militaires ukrainiens. Le 18 juillet, il a indiqué avoir parlé avec le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, le général Oleksandr Syrskyi, ainsi qu’avec l’ancien ministre de la Défense Mykhailo Fedorov.

Zelensky a déclaré être conscient de problèmes de communication entre l’armée ukrainienne et d’autres structures militaires. Il a ajouté que des décisions concernant l’armée seraient travaillées.

Cette déclaration est significative. Elle suggère que Kyiv cherche à améliorer la coordination interne à un moment où les opérations deviennent plus complexes. L’Ukraine mène simultanément des opérations défensives sur plusieurs fronts, des frappes de longue portée contre la Russie, des attaques contre la logistique maritime et des campagnes contre les infrastructures énergétiques.

Une coordination efficace entre les forces terrestres, les drones, les services de renseignement, la défense aérienne et les commandements régionaux devient donc essentielle.

La Russie avance dans le nord de l’oblast de Sumy

L’ISW indique que les forces russes ont récemment avancé dans le nord de l’oblast de Sumy. Des images géolocalisées publiées les 6 et 19 juillet montrent des avancées russes au sud-ouest de Komarivka et au sud de Yablunivka, au nord ou nord-ouest de la ville de Sumy.

Un blogueur militaire russe a également affirmé que les forces russes avaient avancé vers l’est d’Ulanove et au sud-est de Bachivsk. L’objectif russe sur cet axe reste la création de zones tampons défendables le long de la frontière internationale.

Ces avancées ne changent pas nécessairement l’équilibre global de la guerre, mais elles montrent que la Russie continue d’appliquer une pression locale dans les régions frontalières. L’oblast de Sumy est important car il peut servir de zone de menace permanente contre le nord-est de l’Ukraine.

En forçant l’Ukraine à défendre cet axe, la Russie peut aussi tenter de disperser les ressources ukrainiennes.

Pression continue dans le Donetsk et le Kharkiv

Les forces russes ont poursuivi leurs opérations offensives dans le nord de l’oblast de Kharkiv les 18 et 19 juillet, sans avancées confirmées. Des activités limitées ont également été signalées dans les directions de Velykyi Burluk, Borova, Slovyansk, Dobropillya, Pokrovsk, Oleksandrivka, Hulyaipole et l’ouest de l’oblast de Zaporijjia.

Dans la direction de Kupyansk, des sources russes ont affirmé que les forces ukrainiennes maintenaient des positions au centre de la ville dans des zones où des forces russes avaient auparavant infiltré. Cela suggère que les tentatives d’infiltration russes ne se traduisent pas toujours par un contrôle durable du terrain.

Dans la direction de Lyman, une brigade ukrainienne a rapporté que les frappes de drones ukrainiennes empêchaient les forces russes d’utiliser des véhicules pour acheminer des fournitures vers les positions avancées. Les Russes seraient contraints de transporter des ravitaillements à pied sur des dizaines de kilomètres.

Cette situation montre l’impact croissant des drones sur la logistique du champ de bataille.

Kostyantynivka et Pokrovsk restent sous tension

L’ISW estime que les forces russes ont poursuivi des missions d’infiltration à Kostyantynivka. Des images géolocalisées montrent des frappes ukrainiennes contre une position russe au centre de la ville, après ce que l’ISW évalue comme une mission d’infiltration russe.

Dans la direction de Pokrovsk, les forces russes ont continué leurs opérations offensives sans avancées confirmées. L’état-major ukrainien a rapporté que les forces ukrainiennes avaient frappé un pont routier utilisé par les Russes pour leur logistique près de Novoekonomichne, à l’est de Pokrovsk.

Une brigade ukrainienne opérant dans ce secteur a également indiqué que les forces russes exploitent la végétation estivale pour dissimuler leurs positions et transférer discrètement des groupes d’assaut sur des vélos électriques.

Ces détails illustrent la nature adaptative du combat. Les deux camps utilisent des moyens de plus en plus précis et discrets pour déplacer des troupes, frapper la logistique et exploiter les conditions saisonnières.

Les forces ukrainiennes auraient libéré Novopavlivka

L’observateur militaire ukrainien Kostyantyn Mashovets a rapporté le 19 juillet que les forces ukrainiennes sont en train de nettoyer Novopavlivka et progressent au sud de la localité, tout en attaquant le long de la route Novopavlivka-Dachne.

Selon Mashovets, Filiya, au sud-ouest de Novopavlivka, reste une zone grise contestée, tandis que les forces russes ne semblent tenir que des positions au sud de la localité. Il a également indiqué que les forces ukrainiennes avaient obtenu certains résultats tactiques dans les directions de Novopavlivka et d’Oleksandrivka, avançant de neuf à 10 kilomètres dans certaines zones.

Si ces informations se confirment, elles montreraient que l’Ukraine conserve une capacité de contre-action locale, même alors que la Russie maintient des pressions sur plusieurs axes.

L’ISW note également que le ministère russe de la Défense a revendiqué la prise de Vilne, mais estime que cette affirmation fait partie d’un effort russe de guerre cognitive visant à signaler un succès sur le champ de bataille malgré l’absence de preuves disponibles.

Frappes ukrainiennes contre les sous-stations électriques occupées

Les forces ukrainiennes ont poursuivi leur campagne contre les infrastructures énergétiques russes dans les territoires occupés. Le major Robert “Magyar” Brovdi a déclaré que l’Ukraine avait frappé des sous-stations électriques à Bila Hora et Bezhynove, en oblast de Louhansk occupé.

Il a également rapporté des frappes contre une sous-station à Zemlyanky, dans la direction d’Oleksandrivka, ainsi qu’à Shyroke, dans l’oblast de Kherson occupé. En Crimée occupée, les forces ukrainiennes auraient frappé huit sous-stations électriques, notamment à Kertch, Ponyzivka, Sudak, Shchebetivka, Yedy-Kuyu, Zelenyi Yar et Berdyansk.

Ces frappes visent probablement à perturber la logistique, les communications, le soutien militaire et les capacités administratives russes dans les zones occupées. L’électricité est une infrastructure de base pour les opérations militaires modernes.

En ciblant ces sous-stations, l’Ukraine cherche à fragiliser les arrières russes.

Une frappe russe contre un véhicule de la Croix-Rouge

Dans l’oblast de Zaporijjia, les forces russes ont mené une frappe de drone FPV contre un véhicule de la Croix-Rouge à Vilnyansk, selon le chef de l’administration militaire régionale Ivan Fedorov. Des images géolocalisées publiées le 19 juillet montrent le véhicule détruit après la frappe.

Cette attaque illustre les risques auxquels les organisations humanitaires restent confrontées près des zones de guerre. Les véhicules identifiés comme humanitaires devraient bénéficier d’une protection particulière, mais les frappes de drones rendent l’environnement extrêmement dangereux.

Au-delà de l’impact immédiat, ce type d’attaque peut compliquer la distribution d’aide, les évacuations et le soutien aux civils dans les zones proches du front.

L’ISW précise qu’il ne détaille pas systématiquement les crimes de guerre russes, mais continue d’évaluer leurs effets sur la population ukrainienne et les opérations militaires.

Ce qu’il faut surveiller maintenant

Le premier point à surveiller est la poursuite des frappes balistiques russes. Si Moscou continue de puiser dans ses stocks, l’intensité des attaques contre Kyiv et les infrastructures ukrainiennes pourrait rester élevée.

Le deuxième point est la disponibilité des intercepteurs Patriot. Les pénuries mondiales donnent à la Russie une opportunité d’augmenter l’efficacité de ses missiles balistiques.

Le troisième point est la campagne ukrainienne en mer Noire. Les frappes contre pétroliers, ferries et terminaux peuvent réduire la capacité russe à soutenir la Crimée.

Le quatrième point est la logistique russe à Kertch, Novorossiysk et dans les territoires occupés. Toute perte de capacité peut compliquer les opérations russes.

Le cinquième point est la situation dans le nord de Sumy. Les avancées russes locales peuvent forcer l’Ukraine à renforcer cette frontière.

Le sixième point est l’évolution autour de Novopavlivka. Une libération confirmée renforcerait la capacité ukrainienne à obtenir des gains tactiques locaux.

Conclusion

L’évaluation du 19 juillet de l’Institute for the Study of War décrit une phase de guerre particulièrement intense. La Russie a mené l’un de ses plus grands barrages balistiques contre Kyiv et l’oblast de Kyiv, lançant 40 missiles et 125 drones pendant la nuit du 18 au 19 juillet. Malgré de nombreuses interceptions ukrainiennes, des missiles et drones ont frappé plusieurs sites, tuant au moins un civil et en blessant 16 à Kyiv.

Dans le même temps, l’Ukraine poursuit une campagne de frappes de longue portée contre les navires russes, les ferries, les dépôts pétroliers, les terminaux maritimes et les sous-stations électriques. Cette stratégie vise à dégrader la logistique russe, isoler la Crimée occupée et augmenter les coûts de l’effort de guerre de Moscou.

Dernier point à retenir

La guerre entre dans une phase où la Russie mise davantage sur des missiles balistiques coûteux et difficiles à intercepter, tandis que l’Ukraine cherche à frapper les vulnérabilités logistiques russes en mer Noire, en Crimée occupée et à l’intérieur du territoire russe. La capacité de Kyiv à obtenir davantage de défense aérienne, combinée à la capacité ukrainienne de maintenir ses frappes contre la logistique russe, pourrait devenir déterminante pour l’équilibre opérationnel des prochaines semaines.

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